Maladie Mentale

Qu'est-ce que la maladie mentale ?

Une maladie mentale est une maladie qui provoque des perturbations faibles ou graves dans la pensée et/ou les comportements, ayant pour résultat une incapacité à faire face aux exigences et aux routines ordinaires de la vie.

Il y a plus de 200 sortes de maladies mentales classifiées. Parmis les troubles les plus communs l'on trouve la dépression, le trouble bipolaire, la démence, la schizophrénie et les troubles d'angoisse. Les symptômes peuvent inclure des changements d'humeur, de personnalité, d'habitudes personnelles et/ou de repli sur soi-même.

Des problèmes de santé mentale peuvent être liés à des stress excessifs dû à une situation particulière ou à des séries d'événements.
Comme le cancer, le diabète ou les maladies de coeur, les maladies mentales sont souvent physiques aussi bien qu'émotionnelles et psychologiques. Des maladies mentales peuvent être provoquées par une réaction aux stress environnementaux, à des facteurs génétiques, des déséquilibres biochimiques, ou à une combinaison de ces derniers. Avec des soins et traitements appropriés beaucoup d'individus apprennent à faire face ou se rétablissent d'une maladie mentale ou d'un trouble émotionnel.

Les maladies, répertoire et explications



La schizophrénie
Les troubles déficitaires de l’attention
La psychose
La névrose
Trouble bipolaire(maniaco-dépression)

La schizophrénie

À première vue, la schizophrénie semble parfois être un énorme casse-tête. Ses causes sont encore incertaines; ses symptômes, variables.

Le groupe d’âge le plus souvent touché est de 16 à 30 ans et on estime qu’une personne sur cent en est atteinte. C’est l’affection la plus incapacitante de la jeunesse.

Un casse-tête, oui, mais un auquel on arrive graduellement à trouver la solution, car de nouvelles pièces sont constamment découvertes. Considérons ce que nous savons déjà des symptômes de la schizophrénie.

Symptômes de la schizophrénie

Souvent, la schizophrénie se manifeste lentement. Lorsque les premiers symptômes apparaissent, généralement durant l’adolescence ou au début de l’adultéité, ils peuvent sembler plus déconcertants que sérieux.

Au tout début, les personnes atteintes de schizophrénie pourraient s’apercevoir qu’elles semblent incapables de relaxer, de se concentrer ni de dormir. Elles peuvent graduellement s’éloigner de leurs amis de longue date. Leur travail ou leurs études commencent à en souffrir, ainsi que leur apparence physique. Au cours de cette période, on pourrait se rendre compte, à une ou plusieurs reprises, que la personne atteinte s’exprime d’une façon difficile à comprendre et/ou semble avoir des perceptions anormales.

Une fois établie, la schizophrénie a tendance à se caractériser par des cycles de rémission et de rechute.

En période de rémission, une personne atteinte de schizophrénie peut sembler relativement peu affectée et fonctionner assez bien dans la société. Cependant, en période de rechute, la situation n’est pas telle. Les schizophréniques peuvent éprouver un ou tous les principaux troubles suivants :

* délire et/ou hallucinations,
* manque de motivation,
* retrait social,
* troubles de la pensée.

Le délire se caractérise par des idées fausses qui s’écartent de la réalité. Les personnes atteintes de schizophrénie peuvent par exemple, croire qu’on les espionne, qu’on écoute leurs pensées ou qu’on implante des idées dans leur tête.

Pour la plupart, les hallucinations consistent à entendre des voix qui reprochent les comportements, insultent ou donnent des ordres. Il arrive parfois aux personnes atteintes de schizophrénie de voir ou de ressentir des choses qui n’existent pas.

La pensée désorganisée provoque chez certaines personnes atteintes de schizophrénie une grande confusion. Lors de conversations, elles peuvent spontanément passer d’un sujet inapplicable à l’autre. La dépression et l’anxiété accompagnent souvent ces sentiments.

Les symptômes de la schizophrénie varient grandement d’une personne à une autre, pouvant aller de légers à graves. Puisque aucun test diagnostique n’existe, on doit consulter un spécialiste pour l’établissement du diagnostic.

Théories sur les causes de la schizophrénie

Nous savons que la schizophrénie est un trouble biologique du cerveau. Les causes ne sont pas encore connues, mais il existe plusieurs théories.

Il y a forte raison de croire que d’importants facteurs héréditaires sont en jeu. De nombreux chercheurs tentent présentement de découvrir les causes génétiques de la schizophrénie transmises à travers les générations. La probabilité de leur réussite augmente au fur et à mesure que les gènes d’autres maladies complexes sont découverts.

Les caractéristiques de la schizophrénie, ainsi que sa tendance cyclique (périodes de rémission et de rechute), font qu’elle ressemble aux maladies auto-immunes.

Grâce à de nouvelles technologies, on a pu récemment cerner certains indices relatifs aux causes de la schizophrénie.

Des images obtenues par ordinateur de l’activité cérébrale montrent que la partie du cerveau gouvernant la pensée et les fonctions mentales supérieures présente un comportement anormal chez les personnes atteintes de schizophrénie.

L’imagerie par résonance magnétique, ou IRM, a démontré que la même région du cerveau chez certaines personnes atteintes de schizophrénie, semble présenter une détérioration ou un développement anormal.

L’examen tomodensitométrique (mieux connu sous le nom de scanographie) indique que les cavités remplies de liquide dans les cerveaux d’individus atteints de schizophrénie, ont tendance à être plus grandes que chez ceux qui ne sont pas atteints.

Même les traitements couramment utilisés par les médecins fournissent aux travailleurs scientifiques des «pièces du casse-tête» jugées indispensables. Par exemple, certaines personnes atteintes de schizophrénie réagissent bien aux médicaments qui perturbent la production ou libération de dopamine - une substance biochimique présente dans le cerveau. Cette réalisation mène actuellement les chercheurs à considérer qu’une production excessive de dopamine, ou bien une trop grande sensibilité à celle-ci, influe peut être sur la maladie.

Traitements

On a découvert qu’un grand nombre de médicaments peuvent aider à rétablir les déséquilibres biochimiques à un niveau presque normal chez de nombreuses personnes atteintes de schizophrénie.

Ces médicaments sont très bénéfiques car ils peuvent diminuer les hallucinations et le délire, ainsi qu’assurer la cohérence du processus de pensée. Cependant, leurs effets secondaires sont généralement graves, ce qui mène le patient à cesser de les prendre et à faire une rechute.

La psychothérapie individuelle, de groupe ou familiale est possible et peut s’avérer très bénéfique pour la personne atteinte de schizophrénie et ses proches. Ils y trouveront compréhension et réconfort, de même que des idées et des suggestions pour faire face aux aspects émotionnels de la maladie et atténuer le stress qu’ils vivent.

Les familles peuvent jouer un rôle important. En collaborant étroitement avec les professionnels de la santé, les membres de la famille peuvent non seulement venir à mieux connaître la maladie, mais peuvent aussi leur fournir des renseignements utiles. La famille peut trouver des moyens d’appuyer le/la parent(e) atteinte de schizophrénie et de lui fournir un environnement qui l’aidera à se rétablir et favorisera la communication.

Les troubles déficitaires de l’attention

Trouble déficitaire de l’attention (TDA) et Hyperactivité avec déficit de l’attention (HDA) sont des termes utilisés pour décrire des structures de comportement qui se présentent généralement chez les enfants d’âge scolaire. Les enfants présentant ces troubles sont inattentifs, excessivement impulsifs et, dans le cas de HDA, hyperactifs. Ils ont de la difficulté à se tenir tranquille, à se concentrer sur une tâche particulière pour une longue période et peuvent sembler trop agités.

Qu'est ce TDA et HDA ?

Le Trouble déficitaire de l’attention et Hyperactivité avec déficit de l’attention sont des troubles qui nuisent au processus d’apprentissage car ils réduisent la capacité de l’enfant à être attentif. Il est important de comprendre que TDA et HDA ne s’agissent pas d’incapacités dans le processus d’apprentissage, bien qu’ils puissent être présents en plus d’une difficulté d’apprentissage. Une difficulté d’apprentissage s’agit d’un état neurologique qui affecte la capacité de l’enfant à apprendre.

Le TDA et l’HDA sont difficiles à diagnostiquer car ils affectent tous les aspects de la vie d’un enfant : la famille, l’école, les amis, les sports d’équipe et le travail.

L’objet de ce dépliant est de fournir quelques renseignements de base quant aux effets d’un TDA ou de l’HDA sur l’enfant et aux problèmes potentiels qui peuvent survenir au niveau émotionnel, social et familial. Si vous désirez obtenir des renseignements plus détaillés, nous vous prions de communiquer avec un organisme communautaire destiné spécifiquement aux enfants éprouvant des troubles déficitaires de l’attention.

Quels sont les effets émotionnels d'un TDA et de l'HDA ?

Votre enfant peut manifester tout un éventail de réactions émotionnelles s’il accuse d’un TDA ou de HDA, ce qui peut s’avérer bouleversant tant pour vous que pour lui. Il peut déjà avoir vécu plusieurs années de frustration et d’échec, pouvant lui causer des stress émotionnels et d’autres problèmes.

Parmi les réactions émotionnelles possibles, mentionnons :

* comportements agressifs ou violents – Les sentiments d’échec peuvent mener à des comportements agressifs ou violents, à la maison ou ailleurs.
* le retrait, l’anxiété et la dépression – Votre enfant peut se replier sur lui-même et tenter de s’isoler du reste du monde, ou devenir anxieux et déprimé.
* faible estime de soi - Si votre enfant n’a pas pu vivre des expériences enrichissantes en raison d’un TDA ou de HDA, il aura probablement des difficultés à développer une bonne estime de soi.
* symptômes physiques - Il est possible que votre enfant cache ses sentiments si profondément en lui-même qu’ils se manifesteront sous forme de maux de tête, d’estomac ou de dos, ou de douleurs aux mains ou aux jambes.

Quels sont les effets sociaux ?

Le TDA et l’HDA sont tellement difficiles à diagnostiquer que le comportement social de votre enfant pourrait vous stupéfier. Un enseignant n’examinera pas de plus près un comportement difficile ou perturbateur s’il n’a pas raison de croire qu’un problème d’attention sous-jacent existe. Votre enfant peut tenter de masquer ses difficultés en classe ou avec ses pairs de deux façons :

* en devenant soit le «bouffon de la classe» ou le «petit dur de la classe», ou
* en évitant ou en refusant de participer à des activités qui n’assurent pas sa réussite.

Comment le TDA et l'HDA affectent-ils la famille ?

Tous les membres de votre famille seront touchés par ces troubles. En tant que parent, vous pourriez avoir des sentiments de colère et de culpabilité et vous demander si vous auriez pu prévenir le problème ou le remarquer plus tôt. Les frères et sœurs de votre enfant pourraient avoir des sentiments de confusion quant à savoir ce que c’est un TDA ou l’HDA. Leur manque de compréhension face à la situation qui se présente pourrait se manifester par la colère et l’anxiété.

Surmonter les difficultés

Si vous croyez que votre enfant présente un TDA ou HDA, votre premier but serait de réduire le stress causé par la confusion et la frustration qu’éprouve votre enfant. Le mieux serait de travailler avec une équipe de professionnels pour découvrir ce qui ne va pas :

* Votre médecin de famille devrait examiner votre enfant pour voir s’il s’agit d’une cause physique, y compris un trouble auditif, visuel ou de la parole.
* Un psychiatre devrait voir votre enfant pour déterminer s’il a des problèmes émotionnels ou sociaux en plus, ou causés par, le TDA ou l’HDA.
* Un psychologue ou un sociologue devrait examiner l’environnement familial.
* Un conseiller pédagogique devrait évaluer les aptitudes scolaires de votre enfant et effectuer des tests d’audition, de vision ou d’orthophonie.

Lorsque l’équipe de professionnels aura complètement évalué votre enfant et que le problème aura été correctement diagnostiqué, elle pourra ensuite recommander le programme de traitement le plus convenable pour votre enfant.

Avec l’aide appropriée, la plupart des enfants éprouvant un TDA ou HDA surmontent leurs difficultés et généralement, leurs problèmes émotionnels disparaissent. Ils réussissent mieux à l’école, améliorent leurs relations familiales et avec leurs amis, et sont plus aptes à atteindre leur plein potentiel. L’aide de la famille, de l’école et d’autres professionnels permettra à ces enfants d’avoir une plus que meilleure chance de devenir des adultes en santé, heureux et productifs.

La psychose

La psychose désigne une maladie grave causée par un dysfonctionnement du cerveau pouvant être traité. Une personne psychotique perd contact avec la réalité. La maladie change sa façon de penser ou de se comporter, ses croyances et ses perceptions. Cet état peut être très bouleversant et stressant. Si elle n'est pas traitée de manière efficace, la psychose risque de perturber profondément la vie des personnes qui en sont atteintes et celle des membres de leur famille.

La psychose est une maladie qui touche le cerveau. Elle peut être traitée.

La personne psychotique peut avoir les symptômes suivants :

* pensées confuses;
* impression que ses pensées s'accélèrent ou ralentissent;
* préoccupations bizarres;
* impression que d'autres personnes manipulent ses pensées ou qu'elle peut contrôler les pensées des autres;
* entendre des voix ou avoir des visions que personne d'autre ne peut percevoir;
* se sentir « différente »;
* comportements inhabituels.

La psychose se manifeste parfois lentement et ses symptômes peuvent passer inaperçus ou être ignorés durant les premiers stades de la maladie. Dans d'autres cas, les symptômes apparaissent subitement et sont évidents pour la personne atteinte et pour son entourage. Ces symptômes diffèrent d'une personne à l'autre et peuvent varier avec le temps. La manifestation initiale des symptômes s'appelle « premier épisode psychotique ».

Il est important de surveiller l'apparition des premiers symptômes et de demander de l'aide le plus tôt possible.

Qu’est-ce que la psychose?

« Je pensais à un million de choses à la fois mais j'étais complètement désorganisé et incapable de faire quoi que ce soit. J'avais l'impression qu'on cherchait à me faire du mal et j'avais peur. Je passais de plus en plus de temps à végéter seul dans ma chambre. Je ne voulais plus voir mes amis ni ma famille. J'ai commencé à croire que la télévision envoyait des messages juste pour moi et à entendre des voix qui passaient des commentaires sur ce que je faisais. En y repensant aujourd'hui, je me rends bien compte que cela n’avait aucun sens mais à cette époque, ce que je vivais me semblait parfaitement normal et je n'en ai parlé à personne. Maintenant que je reçois des traitements, je sais que j'ai souffert d'un trouble mental appelé psychose. »

Quelles personnes sont les plus susceptibles de développer une psychose?

La psychose peut frapper n'importe qui, homme ou femme. Chez les hommes, la maladie se déclare souvent quelques années plus tôt que chez les femmes. Les symptômes psychotiques apparaissent généralement entre 16 ans et 30 ans. Soulignons par ailleurs que le risque de psychose est plus élevé chez les personnes qui ont des proches atteints d'une grave maladie mentale.

Quelles sont les causes de la psychose?

Il est difficile de déterminer la cause d'un premier épisode psychotique. La psychose est associée à plusieurs troubles médicaux dont la schizophrénie, la dépression, la psychose maniacodépressive et la toxicomanie. Un premier épisode psychotique peut être le signe de nombreuses maladies. C'est pourquoi il est important de passer un examen médical complet.

Comment peut-on traiter la psychose?

Dans le cadre du traitement, de faibles doses de médicaments antipsychotiques sont administrées et on fournit au patient et aux membres de sa famille tous les renseignements et le soutien dont ils ont besoin. Dans la mesure du possible, le traitement ne doit pas perturber les activités quotidiennes du patient. Le traitement de la psychose a énormément progressé au cours des dernières années. Dans plusieurs cas, il permet d'éviter l'hospitalisation et favorise une guérison plus rapide et plus complète.

En général, la psychose ne disparaît pas toute seule. Si elle n'est pas traitée, elle peut s'aggraver et perturber profondément la vie de la personne qui en souffre et des membres de sa famille. Que faut-il faire?

Si vous-même ou une personne de votre entourage éprouvez des symptômes psychotiques :

Demandez immédiatement de l'aide. Beaucoup de gens attendent longtemps avant de se faire traiter. Or, la guérison est plus difficile lorsque le traitement est retardé.

Parlez-en avec votre médecin de famille. Ce dernier peut vous orienter vers un spécialiste pour une évaluation complète. En ce moment, l'intervention précoce auprès des personnes atteintes de psychose suscite beaucoup d'intérêt chez les intervenants en santé mentale. De nombreux professionnels de la santé se familiarisent d'ailleurs avec les approches thérapeutiques qui ont fait leurs preuves. Certaines villes canadiennes disposent de centres qui se consacrent exclusivement au traitement des premiers stades de la psychose.

Posez des questions et insistez pour avoir des réponses. Il est important de consulter un professionnel de la santé qui connaît bien les premiers stades de la psychose.

Informez-vous. Il existe déjà des ouvrages sur la psychose et les traitements les plus récents. Le Centre de toxicomanie et de santé mentale propose une brochure intitulée Le premier épisode psychotique que l'on peut se procurer en remplissant le formulaire du site Web (www.camh.net). Les personnes qui parlent anglais peuvent également consulter le site de l'organisme australien Early Psychosis Prevention and Intervention Centre (www.eppic.org.au). Il est possible d'accéder gratuitement à Internet dans la plupart des bibliothèques.

LA PSYCHOSE…

* est un trouble médical courant qui touche 3 % de la population.
* est causée par un dysfonctionnement du cerveau.
* peut changer radicalement les pensées, les croyances, les perceptions et les comportements d'une personne.
* touche autant les hommes que les femmes.
* survient généralement à l'adolescence ou au début de la vie adulte.
* est plus fréquente dans les familles déjà touchées par une maladie mentale grave.
* peut être traitée.

La névrose

Le terme névrose a été utilisé pour la première fois en 1769 par William Cullen, médecin écossais, afin de désigner les maladies nerveuses entraînant des troubles de la personnalité.

Il est repris par Sigmund Freud à partir de 1893 qui l'emploie pour désigner des troubles psychiques ou de la personnalité dont il suppose que les symptômes sont la manifestation d'un conflit psychique refoulé d'origine infantile.

En 1913, Alfred Adler explique : « On peut comprendre chaque névrose comme une tentative de se libérer d'un sentiment d'infériorité pour passer à un sentiment de supériorité. Mais le chemin de la névrose ne mène pas à la ligne d'activités sociales et il n'arrive pas à la solution des questions de vie données. Il débouche dans de petits cercles familiaux et mènera à l'isolement.

Détourné en grande partie de la réalité le névrosé mène une vie dans l'imagination. Il se sert d'un bon nombre d'astuces lui permettant de fuir des exigences réelles et de briguer une situation idéale qui lui permet de se soustraire à la responsabilité et à la performance sociale. Ces libertés et le privilège de la souffrance composent le substitut pour le but originaire (mais risqué) de la supériorité.

Ainsi la névrose se présente comme une tentative de se soustraire à chaque contrainte de la communauté par une contrainte (personnelle) contraire. Celle-ci est de telle sorte qu'elle peut effectivement rentrer en opposition à la caractéristique du cadre de la vie et à ses contraintes réelles. La contrainte contraire a un caractère révoltant. Elle va chercher sa substance dans des expériences affectives adaptées ou dans des observations. Le monde des idées et des sentiments du névrosé est préoccupé par de telles incitations mais aussi par des futilités si seulement elles sont capables de détourner le regard et l'attention du malade des questions de la vie. La logique aussi passe sous le diktat de la contrainte contraire. Ce processus peut aller jusqu'à l'élimination totale de la logique, comme dans les psychoses.

Tout le vouloir et toutes aspirations du malade sont sous le diktat de sa politique de prestige. Ils ont toujours recours à des prétextes pour laisser des questions de la vie irrésolues et se tournent automatiquement contre l'épanouissement du sentiment de communauté. »

Avec le développement de la psychanalyse, le concept évolue pour trouver finalement sa place dans la structure tripartite :

* psychose
* perversion
* névrose

Selon Freud, on peut classer dans la névrose les troubles psychologiques suivants :

* l'hystérie
* la névrose obsessionnelle
* la névrose d'angoisse
* la neurasthénie
* la psychonévrose (névrose de transfert et névrose narcissique)

Trouble bipolaire(maniaco-dépression)

Autrefois appelé maniaco-dépression, le trouble bipolaire fait partie des troubles de l'humeur, auxquels appartient également la dépression récurrente (ou trouble unipolaire).

En général, c'est une maladie qui comporte deux phases : la phase maniaque et la phase dépressive. Lors de l'accès maniaque, la personne est hyperactive. Elle peut engager des dépenses inconsidérées, avoir des propos et des attitudes farfelus. Lors de l'épisode dépressif, la personne au contraire, présente des signes de très grande dépression. Entre ces deux phases, la personne retrouve un état normal. Le danger de cette maladie est le risque de suicide.

Traitement

Le traitement de base est constitué d'un ou plusieurs thymorégulateurs : sels de lithium, anticonvulsivants, lamotrigine qui varient selon les types. Les antidépresseurs devraient être prescrits ponctuellement (risque de virage maniaque ou de réaction anxieuse), les neuroleptiques de même pour la manie (risque de virage dépressif) : cela n'est malheureusement pas encore l'habitude en France. Les thérapies dites de soutien, psychoéducative, interpersonnelles, voire TCC aident. Il n'y a généralement pas de guérison et le traitement est le plus souvent à vie.

 
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