Le Maillon est un organisme communautaire qui a été fondé en 1983 par M. Henry Jobin. L'organisme est un regroupement de parents et d'amis qui vivent avec une personne atteinte d'une maladie mentale (schizophrénie, dépression, maniaco-dépression, trouble de la personnalité, ect.).Cet organisme communautaire dessert tout la région 02 à Saguenay. Il est administré par huit membres du conseil d'administration qui sont tous touchés de près par la maladie mentale d'un proche. C'est un critère pour être membre du conseil d'administration. Depuis 2003, nous avons le plaisir d'avoir un porte-parole M.Jean-Marc Crevier. M.Crevier est un leader syndical bien connu et très impliqué dans notre région .
Le Maillon interpelle le Ministre de la Santé
Voici la lettre que nous allons envoyer au Ministre de la Santé et des Services Sociaux afin d'améliorer le sort des gens atteints de maladie mentale. Merci de nous appuyer en signant cette pétition.
Conférence de Mme Laberge au Colloque de l'humeur RDPATH (12-11-2011)
Les proches souffrent en silence - Article du Quotidien, 11 Octobre 2011
(CHICOUTIMI) La «désinstitutionnalisation» des personnes souffrant de maladie mentale et les modifications des critères de dangerosité ont des répercussions immenses sur la vie de nombreuses familles du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Alors que L'hospitalisation se fait de plus en plus rare, les proches de personnes aux prises avec une problématique de santé mentale vivent une détresse inégalée. Le Maillon, un organisme régionale soutien destiné aux Familles, lance un véritable cri du coeur dans l'espoir que les choses changent.
Depuis le temps qu'elle dirige Le Maillon et y anime des «groupes de partage» destinés aux proches de personnes atteintes de maladie mentale, Guylaine Laberge ne s'est jamais sentie aussi désabusée.
En septembre dernier, la responsable a été frappée de plein fouet par la détresse et l'épuisement qui affligent les membres de l'organisme. Selon elle, le temps est venu de dénoncer la lourdeur d'un système défaillant, faisant en sorte que plusieurs familles se trouvent fragilisées devant l'impossibilité d'obtenir les soins appropriés pour leur être cher.
«Ça m'a sauté aux yeux la détresse de ces gens-là. Les familles sont souffrantes et il faut faire quelque chose. La société doit se rendre compte qu'on a fait une erreur monumentale avec la 'désinstitutionnalisation'. On a décidé de sortir des personnes malades des hôpitaux mais on n'a pas mis suffisamment de ressources en place», illustre la directrice du Maillon.
Guylaine Laberge estime que des modifications à la Loi entourant les critères de dangerosité d'un malade ont des répercussions magistrales sur la décision d'hospitaliser, ou non, une personne atteinte de maladie mentale. Elle explique que si un individu ne représente pas un danger aux yeux du professionnel chargé de l'évaluer dans la foulée d'une crise, il sera retourné dans son milieu. Guylaine Laberge croit que cette «photo du moment» est souvent peu représentative de l'état dans lequel un malade se trouve réellement.
«Ici au Maillon, il arrive souvent qu'on doive fermer des dossiers parce que la personne est décédée ou a été emprisonnée. C'est évident que si la personne souffrant de maladie mentale n'est pas encadrée ou ne reçoit pas les soins appropriés, la désorganisation s'installe avec des conséquences parfois dramatiques pour la famille», poursuit-elle.
Débat
Des événements hautement médiatisés relancent le débat sur la «désinstitutionnalisation». Le cas de Mario Hamel, un homme souffrant de troubles mentaux à l'origine d'une fusillade à Montréal a fait couler beaucoup d'encre. Mais pour Guylaine Laberge, la région connaît aussi son lot de ratés découlant des difficultés à faire hospitaliser un proche.
«Ce n'est pas vrai que tout va bien en région. On entend parler d'histoires à Montréal concernant des cas lourds non traités. Il y en a ici, chez nous. Les policiers ne sont plus capables. Les gens n'en peuvent plus. C'est toute la société qui paie», dit Guylaine Laberge. La responsable estime que plusieurs intervenants en santé mentale partagent son avis mais refusent d'en parler publiquement.
«C'est carrément la loi du silence», croit-elle.
Le manque d’information déploré - Article Le Courrier du Saguenay, 28 Avril 2011
L’organisme Le Maillon reçoit dans son établissement du centre-ville de Chicoutimi, des membres de la famille de personnes qui souffrent de problème de santé mentale. Sur place, ils informent les proches et démystifient la maladie qui atteint un membre de la famille, pour ainsi favoriser l’acceptation. Cependant, la directrice générale du Maillon, Guylaine Laberge, s’indigne devant ce qui lui est rapporté par ses clients. « Le plus gros problème, c’est le manque d'information à l’hôpital. La famille ne peut avoir aucun détail sur la situation de la personne atteinte d’une maladie mentale. Si la personne y allait pour un cancer, la famille pourrait être là, mais pour une maladie mentale, ça ne fonctionne pas comme ça », se désole-t-elle.
Hôpital
Du côté du CSSS de Chicoutimi, le coordonnateur du programme de santé mentale, Luc Tremblay, affirme que la confidentialité doit avant tout être respectée. « Nous avons l’obligation de demander au patient s’il veut que l’on parle à sa famille. Si la réponse est non, nous n’avons pas le choix de respecter son désir. Par contre, si c’est oui, nous le faisons avec plaisir », souligne le coordonnateur.
Selon lui, les maladies mentales sont encore très taboues. « La confidentialité est présente partout. Même pour un patient atteint d’un cancer, nous demandons si la famille peut être au courant. La seule différence, c’est que les maladies mentales sont un sujet encore tabou dans la société, alors il est plus difficile de l’accepter », précise Luc Tremblay. Ce dernier soutient, par contre, que si les gens jugeaient moins ces maladies, le rétablissement des personnes serait favorisé.
Famille
Pour Guylaine Laberge, la famille doit être au courant des maladies mentales afin d’aider davantage le proche qui en est atteint. « Lorsque la famille connaît la maladie, elle peut agir d’une meilleure manière avec la personne. C’est très utile », dit-elle.
Luc Tremblay approuve cette affirmation: «De plus en plus, nos spécialistes tentent de parler davantage aux familles. Ils peuvent aider beaucoup les patients dans leur cheminement personnel.»